Il existe deux CD

Fondé en 1987 autour d'une bouteille d'eau minérale, l‘ensemble vocal Acratopège (de source pure, sans vertus particulières) réunit d'abord quelques élèves enthousiastes de Christine Niggeler, alors professeur de musique au Gymnase de Montbenon à Lausanne…
De 1987 à 1990 Acratopège s'enrichit sans cesse de nouveaux chanteurs et présente, lors d'animations diverses et souvent spontanées, un répertoire très varié (folklores, Renaissance, musique sacrée). L’ensemble vocal anime entre autres des marchés, des vernissages, des mariages et des secondes parties de concerts; il se produit lors de festivals, de girons, de concerts de Noël et lors d'émissions radiophoniques.
En 1991, Acratopège interprète des chants orthodoxes et des oeuvres contemporaines lors du culte télévisé de Vendredi Saint. A la Pentecôte, l'émission "Racine" de la Télévision suisse romande lui est alors intégralement consacrée.
La musique sacrée fera dès lors toujours partie du répertoire d'Acratopège.
Au printemps 1992, en quête de nouvelles sensations, Acratopège
se lance dans une expérience théâtrale et présente
un opéra-bouffe, « L'ivrogne corrigé », de Ch. -
W. Glück: Cette aventure permet aux chanteurs de se fondre dans des rôles
de solistes-comédiens, dans une mise en scène et un accompagnement
musical professionnel.
En
mai 1993, le concours "Cris-en-thèmes", organisé dans
le cadre des Rencontres Chorales Vaudoises à Morges, permet à
l’ensemble vocal de présenter son répertoire fétiche,
celui des chants traditionnels, mêlant les folklores de tous horizons
et de toutes cultures. Le deuxième prix vient récompenser l'originalité
du répertoire, ainsi que la recherche des timbres et des couleurs vocales.
En 1994, Acratopège aborde un nouveau genre, le lied romantique. Le
cycle Neue Liebesliederwalzer op. 65 de J. Brahms donne l'occasion aux chanteurs
de faire un travail vocal individuel en profondeur.
En 1995, Acratopège présente le fruit de ces mois d'études,
lors d'une série de concerts d'Amour. Le cycle romantique de J. Brahms,
accompagné par deux pianistes professionnelles, est précédé
d'une suite de madrigaux a-capella du XVIe siècle.
Dès 1996 Acratopège ne cesse d'enrichir son répertoire
composé de chants traditionnels d'Europe interprétés
dans leur langue originale et entreprend une suite de concerts sous le titre
« Vent d'Ailleurs ». Lors de diverses manifestations, l’ensemble
vocal se produit accompagné tantôt du seul accordéon de
sa directrice, tantôt du trio Tamatakia, voire d'une formation plus
importante (Les Carottes Sauvages). Il chante notamment au festival "Lausanne
vous offre pour un été", aux "20 heures de Romont"
et à la fête de la musique à Lausanne.
En 1997, Acratopège participe entre autres au concours "Cris-en-thèmes"
à Echallens, à la fête de la musique et comme invité
au "Grand Concert" du giron du Vully et de la Basse Broye. De plus,
c'est l'occasion pour l’ensemble vocal de fêter ses dix ans par
un voyage et des concerts en Belgique et également de vivre une expérience
nouvelle: l'enregistrement d'une trentaine de chants traditionnels d'Europe
qui aboutit à la réalisation d'un disque sobrement intitulé
« Acratopège ».
L'année suivante Acratopège présente à plusieurs
reprises le fruit de son travail par exemple lors de la veillée de
Noël de Crêt-Bérard et donne, l'espace d'un concert à
Belmont, des extraits du Magnificat de Bach.
En 1999 Acratopège varie les plaisirs, il apparaît entre autres
à la Télévision suisse romande lors de l'émission
"De Si De La", se joint à des conteuses lors d'une soirée
à Buchillon, présente un concert au centre d'accueil et de loisirs
"La Passerelle" à Lausanne et est invité au "Kiosque
à musique" de la Radio suisse romande.
En l'an 2000, l’ensemble vocal chante au festival "Emile 2000"
à l'institut Jacques Dalcroze à Genève et se voit engagé
pour assurer le concert d'ouverture de "Festate 2000" à Chiasso,
festival de musique ethnique et world music.
En mai 2001, Acratopège clos la saison 2000-2001 des concerts de l’Association
pour Saint-Etienne, en compagnie du Trio Tamatakia en l’Eglise Saint-Etienne
de Moudon.
En août 2001, voyage en Toscane. Acratopège enregistre alors
plusieurs chants qui feront office de bande son pour le diaporama «
Toscane » de Gérard Bonnet et Marcel Butchi.
L’ensemble vocal termine l’année 2001 par un concert, en l’église du St-Valentin à Lausanne, en faveur de l’association Voix libres qui soutient des projets communautaires en Bolivie avec les enfants de la rue, des prisons, des ordures et des mines.
En 2002 Acratopège se produit, entre autres, (le 21 mars à 20h30) au temple de la Madeleine à Genève. L’ensemble vocal présente un concert de soutien à l’association Camarada.
2002 sera également l’occasion pour Acratopège de fêter
dignement ses quinze ans par un voyage et des concerts dans la région
de Marseille.
2003, concert au temple de Cossonay, et en juin Acratopège se produit à la salle Paderewski dans le cadre du festival "Vivre ensemble", l'une des festivité qui a marqué le bicentenaire du canton de Vaud. En décembre, un concert de Noël est donné au temple de Château-d'Oex.
En mars 2005 Acratopège participe au Montreux Choral Festival, et organise une série de 4 concerts au Temple d'Orbe pour enregistrer un nouveau CD en public.
un peu de publicité pour notre nouvel album ...
"Dans le microcosme romand de la musique chorale, l'annonce de la parution d'un nouvel album enregistré par Acratopège devrait se répandre comme une traînée de poudre. On s'était délecté longtemps du premier et celui-ci n'a rien à lui envier ! Album... oh que ce terme, pour une fois, est approprié à l'objet ! Avant de séduire l'oreille, il amuse vos doigts, interroge vos yeux : ça se déplie, se découvre, se retourne, se replie tout à loisir, et les petits personnages photographiés, découpés, collés, y sont autant d'invitations au voyage, comme les petits bonhommes volants de Folon. Vient ensuite l'écoute, religieuse presque, tant les mélodies, envoûtantes, venues de loin souvent, nous invitent à une méditation qui hésite entre le profane et le sacré. Etonnant envol : alors que les instruments nous attirent déjà vers l'orient, la mélodie qui s'en détache, signée Pierre Kaelin - Adi mon bi payi -, est bien encore de chez nous mais regarde déjà vers un ailleurs. Dès lors, le dépaysement devient total. Une large majorité des chansons, comme le soleil toujours renouvelé, nous viennent de l'est : Bulgarie, Israël - Hachivenu - , Bulgarie - Vezala Rada - , Macédoine ou Russie - Laï laï laï - . Enregistré en public, le disque résonne d'une fraîcheur que le studio aurait pu tuer. Ici tout est vérité, partage, chaleur humaine. Les applaudissements ponctuent les interprétations et l'on a presque envie d'y joindre les nôtres. Le voyage s'enchaîne sur les ailes de la musique, accompagné (une grande différence par rapport au premier album) par une belle brochette d'instruments dont les sonorités langoureuses et percussives nous prennent par la main. Ici, c'est de souffle, d'authenticité, d'ouverture qu'il faut parler. Un autre langage, d'autres critères que ceux retenus sur un disque de musique chorale plus généralement interprétée dans nos régions. Une nouvelle plage : notre oreille a bien sûr reconnu le thème du Temps des Gitans . Infatigablement inspirée, la directrice du groupe, Christine Niggeler, depuis des années maintenant, trempe sa plume dans le talent. Elle harmonise, arrange, orchestre avec un grand respect pour la nature profonde de chaque pièce. Les chansons s'égrainent comme les perles du chapelet, comme autant d'hymnes à la tolérance comme autant d'invitations à la rencontre. Voici Nigun , parfait exemple de la musique kezmer. A la première reprise, on se surprend à fredonner, et quand c'est fini on le repasse, déjà enjôlés par la magie de la mélodie. Et puis le cap change. Les rythmes de tango argentin empruntés à Piazzola répondent comme un écho à ceux des steppes balcaniques. On a croisé les bandits corses, on rencontre les gauchos de la pampa, avant de se donner rendez-vous dans une isba enneigée : les mélodies se font images...Et l'on se laisse porter, de souffle en vague, transporté par la musique...Jusqu'à un final en apothéose, comme une profession de foi, un cri d'amour aux hommes : le chant de la paix !
Patrick Charles. Membre du Comité ACJ