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ARTHUR ET LA VENGEANCE DE MALTAZARD
Sans dégâts dès : 8 ans - Âge conseillé : 9 ans
DUREE |
94 minutes |
MONTAGE |
Film de 2009. Si l'introduction se passe avec des Minimoys, il faudra attendre trente minutes de film avant de retourner dans leur monde. Flash-back qui montre ce qui s'est passé pour Maltazard à la fin du premier film. La fin est le début de la véritable aventure, le méchant arrive enfin et le film s'arrête, ... à suivre (apprentissage de la frustration...) ! |
MESSAGE |
Parents stupides. Arthur est un enfant charmant, ses parents beaucoup moins. Sa mère est stupide, son père est borné, ils ne comprennent rien et n'apprécient pas les petites bêtes. Dans un éclair de lucidité, le père qui n'a jamais voulu écouter son fils, finira par nous avouer qu'il l'aime, qu'il le considère comme un tout petit et qu'il veut surtout le protéger (un père qui préfère fuir la maison des grands-parents plutôt que d'accepter d'écouter les bonnes paroles du grand-père. Il a besoin de gérer les choses, une mère plutôt absente, qui a beaucoup de mal à s'affirmer).
Quand on a des parents stupides autant désobéir et fuguer.
Il ne faut pas dénigrer les insectes. Les abeilles ou les fourmis sont des bêtes à préserver (on va même découvrir une vraie araignée porteuse de message). La nature aussi, les arbres sont nos frères, car notre mère c'est la nature.
Amour : Arthur est amoureux, il est prêt à se mettre en danger pour sa princesse. A la fin un vrai baiser de cinéma (qui n'est pas vraiment réaliste avec le petit garçon quand il est humain...).
Importance de passer des rites initiatiques (faire corps avec le végétal, le minéral, retrouver l'animal qui est en soi, ...), franchement cliché, mais c'est le début de l'autonomie et la base de toute bonne quête (même si pour cette fois-ci le sauvetage se révèlera être un piège).
Vive la consommation. L'enfant a réussi ses rites initiatiques, son grand-père est fier, il lui donne un jouet ...
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SCENES DIFFICILES |
Tristesse : Le moment où on pense qu'Arthur doit suivre ses parents et abandonner les Minimoys à leur destin.
Mises en danger. Arthur est entouré de cordes, elles sont serrées, on l'entend souffrir et se réduire en une essence. Course poursuite avec ajout de rats pour augmenter le stress, et comme si cela ne suffisait pas on doit passer par un ventilateur, et quand tout semble calme, les méchants sont encore derrière. Bétamèche risque de tomber, ... il y a un rythme effréné. Grande chute, car le papillon sur lequel il était est attaqué par un oiseau, puis il tombe dans une toile qu'une araignée horrible a construite. Séréna, otage de Maltazard, avec un couteau sous la gorge
Craintes. Ambiance bas-fond de nuit, mélangé avec ambiance discothèque. Des créatures bizarres effrayantes, une musique qui peut faire peur. |
VOCABULAIRE |
Classique. La musique est parfois bruyante. |
Commentaires : grande frustration des spectateurs qui ont l'impression d'avoir vu une publicité pour le troisième film. Le réalisateur met un peu de tout dans cette production, le monde des Minimoys perd de sa magie naturelle. Pour rendre un effet trop cool, on sort avec son véhicule cocinelle tuné. L'humour ne dépasse pas souvent le raz des pâquerettes (se faire pisser dessus par un loup, une boisson forte qui fait un effet bizarre à Arthur, un petit coup de vent pour faire soulever les jupes des filles, un sympathique cousin pickpoket qui rate son coup, ...). Besson a dit "Rappelez-vous qu'un jour vous aviez 5 ans !" quand il a projeté ce film, il ne doit pas réaliser toute les scènes horribles qu'il a mit dedans...
Stéréotypes en tout genre: les africains sont proches de la nature, avec des Bogos bariolés de gris-gris. Ou alors typé à la Max, rasta voyou de banlieue. Les rares demoiselles rencontrée chez les Minimoys ont des allures de pouffes. Séréna, la princesse intérpide du premier film, ne pense qu'au retour d'Arthur. On la voit travailler sa voix pour pouvoir lui parler, faire de la gymnastique, se pomponner, se parfumer, se mouvoir comme une starlette qui sait user de son popotin, pleurer quand son prince n'arrive pas. Elle est juste bonne à se faire sauver par Arthur ... pathétique ... .
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