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BABE 2, LE COCHON DANS LA VILLE
Sans dégâts dès : 10 ans - Âge conseillé : 11 ans
DUREE |
97 minutes |
MONTAGE |
Un film de 1998, avec des animaux que l'on fait parler avec des effets de synthèse sur les bouches et moins d'animatronics que le premier film (singes, chats et chiens sont plus facile à dresser). Un narrateur introduit le film et va, tout du long, donner certaines explications. Beaucoup d'animaux, différentes scènes qui se suivent assez vite. Les chapitres rythment le récit comme dans un livre. La suite directe du premier film. Effets de flash back.
Une fin épilogue, avec un retour à la nature plutôt happy-end. |
MESSAGE |
problème d'argent, avec critique de la banque qui ne laisse pas de répit à la ferme
Aliénation de la ville: beaucoup de monde. Des adultes étranges et presque difformes (une filiforme tenancière d'hôtel, un oncle bouffi au langage étrange, et dire que ce sont des gentils... ). Une monde égoïste, individualiste, pollué.
Au contact d'un petit cochon au coeur pur, un être gentil, on peut changer. Babe va secourir son agresseur, un Pitt-Bull que tout le monde aurait laissé se noyer, qui serait mort sans son intervention. Il va depuis là être reconnu par tous comme le chef (surtout dans un premier temps parce que le chien menace tous ceux qui ne voudraient pas écouter le gentil cochon...).
La police est angoissante. La fermière se fait arrêter par erreur pour traffic de drogue et rate son avion. Quand elle se fait voler son sac, c'est elle que la police enferme. Quand la police entre dans l'hôtel avec les animaux, ils font croire qu'ils sont gentils, mais s'empressent de les capturer (cage, filet, muselière).
Critique de l'environnement urbain qui ne tolère pas les animaux. Les hotels n'acceptent pas les bêtes, et il faut se cacher des voisins.
Et encore: importance de la naissance - Soutien dans le couple, en cas de coup dur, la fermière aide le fermier. Et s'inquiète pour le cochon de son mari. - Il ne faut pas se fier aux apparences, des personnes étranges peuvent être gentilles.
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SCENES DIFFICILES |
Une atmosphère étrange et parfois glauque. La ville peut prendre des aspects terribles. Gris, noir, bleu métallique. La nuit (une bonne moitié du film) est rempli d'ombres.
Babe se retrouve séparé de sa maîtresse, doit se débrouiller seul dans un monde inconnu.
Les personnages peuvent être destabilisants: une famille de singes philosophes, plus étranges les uns que les autres, pas vraiment sécurisants. La ville est remplie de malheureux, un petit chat qui a faim, un chien qui s'est fait jeter dans un sac, une chienne de luxe que l'on a exploitée (heureusement qu'on ne sait pas trop comment...). Tous ces exclus demandent de l'aide à Babe. Un oncle bouffi. Un loubard s'en prend au sac de la fermière, avec ensuite une seuccession d'incidents qui finiront par envoyer un gros seau d'eau sur la tête de la fermière.
Babe est envoyé au milieu de chiens de garde, on entend de gros grognements, puis un pitt-bull fonce contre lui. Les chiens arrachent leurs chaînes. Longue poursuite dans une ville sombre, des effets de sursaut. (voir le petit texte sous divers). Le Pitt-bull est suspendu à une corde et commence à se noyer.
La capture des animaux qui avaient trouvé refuge dans l'hôtel. Moments opressants et tristes. On peut craindre pour la vie du poisson rouge et on nous fera croire que c'est le petit chien au fauteuil roulant qui va mourir. Poignant.
Ou encore: L'accident du fermier, on peut même craindre un instant qu'il soit mort. - Le cochon doit sauver la ferme, avec les animaux qui craignent d'être vendus à des méchants maîtres. - le vol de la valise de la maitresse par un singe - Le ventre de Babe qui dit "À manger" avec une voix qui fait peur. - Le canard attérit au milieu d'un centre de tir, et se fait tirer dessus par une bande d'humains. - Un spectacle de clowns pensé pour divertir les pentionnaires d'un hôpital de cancéreux finit sous l'eau. - L'oncle bouffi est emmené sur un brancard à moitié mort. - crainte de la perte d'un des bébés singes - |
VOCABULAIRE |
Le langage est quelques fois complexe. |
Commentaires: Une suite beaucoup plus sombre, la ferme lumineuse a disparu et on se retrouve dans une grande ville. Un climat étrange, aux teintes presque saturées. George Miller ne propose pas ici un film familial classique. Un moment de grand tension, au ralenti avec ce dialogue "Sous l'effet de la terreur, des souvenirs affluèrent dans sa mémoire, des fragments de sa brève existence. Il revit les divers événements qui l'avaient amené à cet instant proche de l'anéantissement. Peu à peu la terreur fit place à l'épuisement. Babe se retourna alors vers son agresseur. Dans son regard une simple question - Pourquoi ?". Un film qui sait faire ressentir les choses, et pose une critique intéressante de notre société, mais assurément à ne pas montrer aux plus jeunes.
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