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LE BOSSU DE NOTRE-DAME
Sans dégâts dès : 8 ans - Âge conseillé : 10 ans
DUREE |
87 minutes |
MONTAGE |
Un narrateur chante l'introduction qui reprend en flash back comment Quasimodo se retrouve adopté par celui qui a tué sa mère. Le rythme pourra ensuite être bien rapide. De nombreuses chansons expliquent les sentiments des personnages et leurs motivations. |
MESSAGE |
Un film qui tente d'être ouvert à la différence : le handicap ne doit pas contraindre à vivre honteux et caché, la société peut être accueillante (l'homme est il un monstre ou le monstre un homme ?). Besoin de vivre comme les autres, avec les autres - Les gitans ne sont pas des voleurs ou des suppots de Satan, on dénonce ceux qui considèrent les bohémiens comme de la vermine.
un ode à l'amour, qui peut nous réchauffer le coeur (mais mieux vaut être beau et bon pour finir avec Esmeralda, Quasimodo et Frollo peuvent oublier...)
On dénonce l'emprise que peuvent avoir les puissants ou un "parent" sur l'autre, pour le rendre docile, serviable, pour être le maître. En rabaissant l'autre, en lui faisant peur de l'inconnu, on peut obliger quelqu'un à rester soumi et peureux.
La crainte d'être dans le péché, refouler ses pulsions, ses envies, cela peut emmener dans un fanatisme qui revalorise l'austère. Et cela peut pousser à voir le mal dans la femme qui nous fait envie.
L'ordre établi. La justice ne doit pas être cruelle. Critique des procès de sorcellerie, de la loi qui se permet tout y compris de ne pas respecter le "droit d'asile". Critique du représentant de la loi qui travaille pour son propre intérêt.
Le Carnaval, fête du peuple propose un charivari et l'idée que l'on peut une fois par année fonctionner en se jouant des règles établies (mais même ce jour là, Quasimodo sera rejeté, on reste bien ancré dans ses propres représentation de ce qui est bien et mal et beau et laid...).
La religion protège les faibles et offre l'hospitalité, mais critique ceux qui prient pour leur gloire et pour avoir de l'argent plutôt que de penser aux autres, aux miséreux.
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SCENES DIFFICILES |
Un film plutôt violent, avec des personnages qui souffrent : Une gitane se fait poursuivre par Frollo et son cheval, elle a peur, se fait tuer - Frollo met le feu à la maison du meunier où des enfants sont présents - Phoebus risque de se faire couper la tête, il fuit criblé de flèches, il tombera du haut d'un pont. On peut s'imaginer qu'il est mort - Esmeralda va se faire brûler sur le bucher. Quasimodo la sauve, mais elle ne bouge plus on la pense morte. Tristesse et musique d'ambiance - Quasimodo dans une scène cruelle et violente, se fait attacher, couvert de tomate (qui ressemble à du sang) il est agressé par la foule qui le traite de monstre - ...
Tout ce qui tourne autour de Frollo est malsain. Il rabaisse et utilise Quasimodo - il met en avant la pièté mais voudrait possèder Esmeralda et comme elle résiste il devient agressif - même sa chanson fait peur, dans une ambiance infernale il souhaite posséder Esmeralda pour lui seul, unique manière pour lui de ne pas sombrer dans le péché (ambiance sombre et rouge) - Il va mourir et tant mieux, mais dans un combat qui le laisse présager gagnant jusqu'à la dernière seconde...
Souffrance du coeur : Quasimodo amoureux d'Esmeralda est sollicité pour aider le beau Phoebus, qui, lui, a les faveurs d'Esmeralda.
Le chavivari du Carnaval va dans tous les sens, plutôt bizarre (même Quasimodo est perdu), rythme effréné.
Atmosphère lugubre dans un cimetierre, puis les catacombes et des squelettes qui défendent la cour des miracles et Phoebus et Quasimodo se font capturer et on veut les pendre.
Grande bataille finale où la cathédrale est prise d'assaut, combat avec lances, épées, cailloux qui font comme une mitraillette, eaux de feu qui se déverse sur les soldats.
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VOCABULAIRE |
Classique, avec des termes qui peuvent être complexes surtout autour de la religion. De nombreuses chansons et ce n'est pas toujours facile de comprendre l'histoire quand on est pris dans la musique. |
Commentaires : Un film qui tente de montrer que l'image n'est pas tout, qu'un Quasimodo est beau à l'intérieur. Mais tous les personnages du film sont moches quand ils sont méchants et beaux quand ils sont gentils, donc on n'y croit pas vraiment. Mais comme on est chez Disney, le véritable amour c'est entre les beaux et pas avec un moche dans la mort...
Avec Esmeralda, Disney signe une héroine sexy mais aussi dynamique, qui se bat "aussi bien qu'un homme". Choisir le beau blond est son seul défaut... La sensualité (on ne dira pas la sexualité, on est chez Disney) est très présente dans cet animé (Frollo sent les cheveux d'Esmeralda, il garde sur lui son foulard, baiser langoureux, une gargouille dessine la belle qui l'intéresse et c'est la chèvre, ...).
Un monde de violence où on peut rire d'un vieux prisonnier condamné à l'exposition publique dans une cage, qui va rouler sous les pieds d'Esmeralda, qui se croira libre mais qui se retrouve encore plus enchaîné... quand le gag utilise les malheurs du monde ...
Il existe une "suite" à ce film.
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