Nécessité de dédramatiser les tensions entre les différentes religions. On voit un chat qui remet en question l'existence de Dieu (qui croit plus au carbone 14 qu'aux dates écrites dans le livre saint, qui imagine plutôt des hommes préhistorique qu'Adam et Eve). Critique des fanatiques religieux, qui prônent l'intolérance et qui demandent à l'autre de se convertir, qui sortent les armes au nom de Dieu. On nous présente des croyants qui peuvent voyager, discuter, aimer des personnes qui n'ont pas la même religion.
Voyage initiatique, qui peut se faire à n'importe quel âge pour une ouverture sur le monde. La recherche d'un lieu idéal, une ville où on espère que l'autre va nous accepter et aimer. Un lieu difficile à atteindre. Avec l'idée que les véritables rencontres se feront surtout durant le voyage. La ville idéale est remplie d'habitants qui ne sont pas ouverts sur l'autre et sa culture (critique de ceux qui ne restent qu'entre eux et qui ne changent pas leur mode de vie, au risque d'être complètement en dehors de la société).
Relation entre un père et sa grande fille. Respect de l'aîné, besoin d'amour, difficulté de voir son enfant grandir, vouloir le préserver du monde politique et des romans d'amour.
Critique du racisme présent dans chaque communauté. Critique des cafés qui ne servent pas à boire aux Juifs ou aux Arabes. On critique les représentations de l'Africain comparé au singe ou du Juif lui aussi stéréotypé. On voit une sympathique représentation du colonialisme belge avec un Tintin au Congo prêt à vanter la nécessité de se laver. Utilisation du mot "nègre" plusieurs fois.
Critique de celui qui n'ose pas affronter les choses et qui s'angoisse sans s'être informé de ce qui lui arrive vraiment.
Quelques morales: ne pas mentir, ne pas dire le nom de Dieu, maîtriser les 613 commandements, "tu aimeras ton prochain comme toi-même".
Amour, drague et sexualité: une certaine sensualité se dégage du film, et même dans un monde où les corps des femmes ne sont pas mis en avant, on peut bien deviner leurs formes. Quelques scènes où des personnages sont dénudés (mais on ne voit pas grand-chose). Le chat est dans un besoin du contact, de caresse avec sa maîtresse, il la veut rien que pour lui. Le jeune russe drague les demoiselles avec son art du crayon, cela fonctionne bien, on le verra embrasser goûluement une serveuse.
Histoire: nous sommes plongé dans le monde juif à Alger au début du siècle. Avec la montée du communisme en Russie.
Place de la femme: critique des religions qui enferment les femmes (l'idée qu'elles doivent obéir, qu'elles sont comme des richesses qui doivent rester cachées, ...). On découvre le conditionnement des jeunes filles qui attendent leur futur mari, l'idée de pouvoir être une bonne épouse pour lui.
Le chat réalise qu'avec la parole ses rêves deviennent plus complexes et qu'il peut souffrir d'imaginer que sa maîtresse bien aimée pourrait mourir.
Exemple de personnage extrême, qui veut vivre pleinement, parle de violence (envie de tuer), d'amour (plutôt de sexe), d'alcool...
Les armes tuent. Sfar considère que l'utilisation des armes ne doit pas être minimisée, et que lorsque ses personnages sortent des sabres, c'est dangereux, que les armes cela tue vraiment, avec du sang. Il ne cache pas les choses.