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KAIBA
Sans dégâts dès : 12 ans - Âge conseillé : 15 ans
DUREE |
24 minutes avec 12 épisodes |
MONTAGE |
Générique beau et étrange qui semble nous montrer toute une série de personnages. Dès le deuxième épisode, une introduction explique le système de transmission des corps et on pourra commencer à saisir les sens...
Si les dessins sont rétros (à la Osamu Tezuka), voire enfantins, le scénario est complexe. Nous sommes confrontés à un monde de science fiction qui est vraiment différent du nôtre et que l'on doit apprivoiser lentement. Il y a un personnage principal, mais il est entouré de beaucoup d'autres et pour complexifier encore il pourra avoir des corps différents. Il y aura des flash back, avec des épisodes entiers qui reprendront ce qui s'est passé avant le n°1, histoire que l'on comprenne.
Il y a des moments de folie graphique, il faut être bien accroché et de nombreux clins d'oeil divers. |
MESSAGE |
Un voyage initiatique, quête de l'identité, qui questionne notre rapport à la mémoire, au corps. Une réflexion autour de la vie et la mort et du besoin de rester vivant, mais à quel prix...
Relations amoureuse et sexuelle en tout genre (du harem à l'auto plaisir en passant par l'exploitation de jolie fille, la transexualité, ou la mort plutôt que la perte de l'être aimé, l'amour vrai, ...).
les puissants sont critiqués : les riches exploitent les pauvres, ils recherchent de nouveaux corps, achètent de bons souvenirs qui ne leur apppartiennent pas - critique de la drogue, du jeux et du sexe que le riche pourra se payer - le sheriff abuse de sa fonction de responsable de la loi, il peut tuer des personnes sans remord et sans procès juste par appat du gain. Le goût du pouvoir se retrouve partout...
La pauvreté et les accidents peuvent rendre les gens mauvais, mais il restera toujours les remords, la tristesse
les traumatismes de la relation à la mère...
de nombreux autres messages durant les épisodes, pas toujours faciles d'accès
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SCENES DIFFICILES |
Les images ont l'air enfantines, mais elles peuvent se montrer violentes, même si elles sont souvent peu explicites (l'espèce d'orgasomodrome fera exploser une demoiselle en plein acte sexuel avec son soi dupliqué, vaux mieux que cela reste intime...). Il y a des morts, des attaques, des fuites et la méchanceté humaine, ...
Il y a des situations tristes, comme quand une jeune fille qui voulait vendre son corps pour sa famille a sa mémoire détruite et l'on voit sa famille contente de s'être débarassée d'elle, franchement glauque. Où la vieille grand-mère qui préfère mourir que vivre sans son compagnon. La mort du Sheriff, qui se sacrifie pour un amour qui de toute façon était impossible et trompeur. Neiro a été trompée, son amour a été transformé en haine pour qu'elle tue Kaiba, qu'elle serve le système.
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VOCABULAIRE |
en v.o. il y a des dialectes, des accents |
Commentaires : Nous sommes, comme le personnage principal, projeté dans un monde où nous n'avons plus de repères et après passé les 20 minutes du premier épisode, on ne comprend pas grand chose de ce qui se passe et après le second on n'est pas vraiment plus au clair. Ensuite, si cela reste complexe, on commence à apprivoiser la douce folie et on peut apprécier les différents messages. Ce n'est qu'à l'épisode 8 que l'on commence vraiment à saisir l'histoire, et le titre. On visitera différentes planètes durant les 12 épisodes, on rencontrera plusieurs personnages. Une grande fresque poétique contre le pouvoir, la méchanceté qui, sous ses airs enfantins, n'est pas à mettre devant tous les yeux. Les deux derniers épisodes méritent d'être vu deux fois si vous voulez finir par comprendre quelque chose...
Cette série animée, aujourd'hui (juin 2009), n'est pas facile à trouver, on espère qu'il sera bientôt distribué en Europe... Ce que disent les autres: Un animé aussi complexe mérite plus d'infomations, vous en trouverez ici, sur le site Shinmanga.
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