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LÀ-HAUT - UP

Sans dégâts dès : 6 ans - Âge conseillé : 8 ans

DUREE
95 minutes
MONTAGE

Un début de film complexe pour les plus petits : des actualités en noir blanc, nous sommes dans le passé, on suit un enfant qui va rencontrer sa future femme, se marier, vieillir et perdre sa femme morte de vieillesse. Tout ça en moins de 10 minutes. Il y a donc de nombreuses ellipses.

Et nous arrivons dans le présent. Un film où le temps défile, avec le passé souvent en mémoire ou qui revient, assez subtil. Cela reste pourtant bien linéaire, à une exception près qui nous fait voyager dans une envie du personnage.

MESSAGE

Le deuil du conjoint, le besoin de se rattacher à quelque chose, la possibilité d'évoluer encore, de se défaire de ses poids et de continuer son aventure (la maison est une belle métaphore du deuil...). Ce film montre aussi la solitude des personnes âgées et les déchirements qu'elles peuvent ressentir lorsqu'elles doivent quitter leur domicile pour entrer dans un EMS.

L'importance des autres, ne pas que fonctionner pour soi, oser laisser tomber un projet pour aider l'autre. Le lien humain-animal, avec le chien qui aime son maître, l'enfant qui apprivoise...

la quête du rêve, oser son aventure; la vieillesse n'est pas une fatalité, la fin de tout, on peut encore vivre des aventures

la nécessité pour un enfant d'avoir une figure paternelle avec qui vivre ses aventures, réussir à se dépasser

Ecologie : découvrir un monde naturel, un animal en voie de disparition qu'il faut protéger de la cruauté de l'homme

SCENES DIFFICILES

De nombreuses tensions dans les airs : l'enfant est souvent à deux doigts de mourir écrasé au sol, suspendu à un fil ou attaché à une chaise. Sur le dirigeable où tous peuvent tomber (d'ailleurs le méchant finira écrasé au sol).

Autour de la relation familiale : la mort du conjoint, l'impossibilité d'avoir des enfants, ne pas avoir de papa. Tout cela est pesant, mais va être travaillé durant le film pour être moins difficile.

Il y a des personnages agressifs : les chiens peuvent montrer leurs dents, font des poursuites, contraignent les gentils à les suivre. Un chien est responsable d'une grave morsure à la patte de l'oiseau. - Charle Muntz, l'aventurier, le héros d'enfance, montre son vrai visage durant un souper pesant, il devient le méchant de l'histoire (on comprend aussi pourquoi il est ainsi aigri, rejeté par ses pairs qui le prennent pour un menteur, il fait tout pour pouvoir être cru...).

Des effets de projecteur impressionnants. Contraste noir blanc dans un moment de tension où l'oiseau est capturé juste avant de rejoindre ses petits.

Critique de la société : le buisness qui parvient à ses fins et expulse un vieillard de chez lui.

On voit du sang (la blessure au front qui fera condamner le vieillard à la maison de retraite, une blessure à la patte de l'oiseau).

Présence d'armes : utilisation d'avion qui mitraillent des fléchettes. Le fusil de Muntz et un combat à l'épée.

VOCABULAIRE
classique

Commentaires : Encore une grande réussite de Pixar. On y découvre la vieillesse et la mort dans un début de film très touchant. Puis on peut tenter d'avoir envie de rire face au vieillard qui reste et qui doit faire face aux autres... Heureusement le film ne va pas s'arrêter là, la vie reprend avec l'arrivée d'un petit garçon. Un hymne à l'autre, car pour être bien il faut avoir quelqu'un à côté de soi. Les personnages principaux, un vieil homme un petit garçon grassouillet, sont humains, burlesques et innatendus. Les interactions entre ces anti-héros donnent de nombreux moments poétiques, drôles et touchants.

Tout n'est pas expliqué et l'enfant qui n'a pas cotoyé une personne âgée, ne peut pas comprendre certains gags autour de son appareil auditif, des moyens de locomotion, le besoin de se rattacher à son ancienne vie, l'importance des objets. Un film pour les plus grands.