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MECHE BLANCHE, LES AVENTURES DU PETIT CASTOR
Version québécoise : Sans dégâts dès : 6 ans - Âge conseillé : 7 ans
Version française : Sans dégâts dès : 5 ans - Âge conseillé : 6 ans
DUREE |
90 minutes |
MONTAGE |
Un narrateur raconte l'histoire d'un petit castor. On suivra Mèche Blanche dans ses aventures, on rencontrera des animaux de son environnement. Il y a des effets de mises en scènes pour créer une histoire.
La différence de commentaire entre la version québécoise et française est impressionnante. Au Québec, le narrateur est un des personnages de l'histoire (le castor rencontré par Mèche Blanche au milieu du film), le ton y est vivant mais grave, la souffrance est partout. Chez les Français on parle moins, on peut plus se laisser prendre par les images, on est plus dans du documentaire animalier. |
MESSAGE |
Présentation de la vie de castor, mais on découvre aussi d'autres animaux, un bébé lynx, un raton laveur, des ours, un porc épic, les loups, la loutre, ...
Autour de la famille : La mère, veuve, se démène au travail, son enfant expérimente seul son environnement. Besoin d'avoir un foyer, nécessité de retrouver sa maison. Dans la version québecoise, on ajoute le fantasme que le père n'est pas mort et que Mèche Blanche espère le retrouver. Les familles, ce n'est pas immuable (mort du père, disparition de l'enfant, un nouveau père, ...). Création d'une nouvelle famille, et dans la version québecoise, un "et qui sait peut-être qu'un jour nous l'agrandirons" propose une nouvelle descendance.
Récit initiatique. Apprentissage de l'autonomie, de la vie difficile d'un castor. Dans la version québecoise, on perçoit plus l'idée qu'au début le petit castor était froussard, et qu'il est maintenant courageux. Chemin vers le deuil du père, avec petit castor qui ramène à sa maman un nouveau compagnon (sic), c'est quasiment Mèche Blanche qui crée le nouveau couple parental (beaucoup plus explicite dans la version canadienne).
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SCENES DIFFICILES |
Histoire triste, on nous explique que Mèche Blanche a perdu son papa mangé par des loups, il tente de partir à sa recherche, espérant qu'il soit encore vivant. Dans la version québecoise, il rencontrera un autre castor qui a perdu sa raison de vivre quand sa femme et ses enfants se sont fait manger par les loups (dans la version française, c'est simplement un vieux castor solitaire).
Dans la version québecoise, la vie est difficile, on vit dans un monde impitoyable, le ton de la narration est grave. "avait perdu tout courage", "quelque chose de grave s'est produit", "tellement anxieux qu'il en avait oublié d'être prudent", "la plus épouvantable nuit de sa courte existence", "elle était totalement déserpérée", "personne pour veiller sur lui", "j'étais pris au piège", "le souvenir atroce de la mort de mon fils était revenu me hanter", "des heures d'angoisse", ... ça n'arrête pas. A la fin on a bien compris que la vie d'un castor c'est horrible... - Avec le doublage français, il y a aussi les même évènements, mais ils sont moins anxiogènes, il y a plus la sécurité de la mère.
Mèche Blanche posé sur un rondin de bois dévale des rapides.
Les loups qui, à renfort de musique angoissante, s'en prennent à castor (et hop directement après pour continuer dans le registre faire peur, on voit un serpent, insecte, crapeau monstre gluant). Les loups réapparaîtront, combattront même entre eux, et à chaque fois on tremblera pour les pauvres castors.
La loutre affamée veut gouter du bébé castor.
le feu de forêt, et la maman castor bloquée sous un arbre qui risque de périr brûlée |
VOCABULAIRE |
Un narrateur explique ce qui se passe. Dans la version québecoise, il y a presque trop de paroles et surtout de sentiments greffés sur les animaux et d'angoisse. |
Commentaires : Dans le doublage québecois on a l'impression que l'histoire est racontée comme si les animaux étaient des humains : "animal bourru", "quel effronté", "partir sur la point des pieds", "il y avait tellement d'amour dans son regard", ... . Pour lier les images dans une sorte d'histoire, le narrateur se permet des commentaires humanisants. On a un peu le sentiment d'une succession de scènes avec des animaux que l'on fait se rencontrer et d'un narrateur qui tente de coller tout ça ensemble... La version française, elle, donne l'impression de moins jouer le côté affectif ou émotionnel et en ne prenant pas le rôle d'un personnage et semble ainsi plus facile à comprendre.
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