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POMPOKO
Sans dégâts dès : 5 ans - Âge conseillé : 7 ans
DUREE |
118 minutes |
MONTAGE |
Un narrateur complète les informations du film. Des scènes avec des animaux réalistes ou humanisés s'entremêlent, une alternance entre un style documentaire ou humour qui complexifie le récit. |
MESSAGE |
Les humains utilisent la nature, détruisent les choses traditionnelles pour construire de gros bâtiments. L'histoire se déroule dans les collines de Tama, qui ont vraiment été rasées pour créer la banlieue de Tokyo. On découvre ici les années 60 et l'expansion des villes.
On découvre comment des animaux doivent lutter pour leur survie. Aux rares moments de victoire, quand ils peuvent arrêter certaines constructions ou faire peur avec des esprits et leur art spectral, s'ensuit ensuite des moments d'impuissance. Et réaliser que le combat est inégal.
Comment survivre, soit à travers la violence, soit à travers l'intelligence. On peut se demander quelle voie choisir... . On va voir des Tanuki choisir la voie de la violence et perdre.
Beaucoup de références au Japon. On y montre une grande quantité de traditions.
Difficulté de s'intégrer dans les sociétés qui bougent. Un peuple qui doit faire des choix et qui va accepter de se fondre dans la masse.
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SCENES DIFFICILES |
Les Tanuki peuvent beaucoup se ressembler, et en plus ils se transforment en ce qu'ils veulent et ont des noms japonais complexes. Les plus jeunes risquent d'avoir de la peine à distinguer les personnages.
Les Tanuki tentent de s'en sortir, mais ils ne peuvent rien contre les humains. On verra beaucoup de morts (un de leur sage va s'effondrer pour leur cause. La confrontation à notre monde leur est souvent fatal, renversé par une voiture, ou empoisonné, ou capturé dans une cage. On pourra voir du sang. Beaucoup de Tanuki qui n'ont pas de pouvoir vont mourir).
On verra des choses angoissantes : une Tanuki qui se transforme en femme, fait disparaître son visage et angoisse un policier, il va croiser ensuite plusieurs personnes toujours sans visage. - L'armée spectrale, avec des ombres effrayantes, différentes apparitions étranges (squelettes, divinités, ... tout un folklore japonais).
Gonta prône la violence, il fait un coup d'état dans son conseil de sages, il est armé.
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VOCABULAIRE |
classique |
Commentaires: Un film avec des Tanuki (chien viverrin), qui dans la mythologie japonaise, ont des testicules magiques, de grande taille (c'est pour cela que nous les voyons bien dans l'animé...).
Un bon film pour sensibiliser vos enfants aux ravages de la modernité (il y a même une jolie critique de la télévision). Un peu triste dans la deuxième partie, sous son air de film enfantin, notre société va recevoir de sacrées critiques, moment de mélancolie garanti.
Ce que disent les autres: Takahata, le réalisateur parle de son film. « Je voulais montrer le monde actuel par les yeux des tanuki. Finalement, ce qui leur arrive, c’est ce que nous vivons : nous sommes des tanuki obligés de nous déguiser en citadins ! C’est particulièrement vrai, par exemple, pour les ruraux qui viennent travailler à Tokyo et qui sont victimes du stress, des maladies cardiaques,... Un autre point important est que le tanuki est une espèce minoritaire. Au Japon, au nord d’Hokaido, vit l’ethnie des Aïnous. Ce sont les premiers habitants de l’archipel, installés bien avant l’arrivée des Japonais. Ils subissent aujourd’hui un sort comparable à celui des Amérindiens d’Amérique du Nord et des Indios d’Amérique du Sud. Ces races minoritaires parquées dans des réserves sont confrontées à la race dominante. Cela peut se traduire par des positions extrêmes comme le terrorisme ou encore par le refuge dans la religion. Les tanuki représentent ces minorités opprimées, et le film décrit les différentes voies qui s’offrent à eux. »
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