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LA PRINCESSE ET LA GRENOUILLE
Sans dégâts dès : 7 ans - Âge conseillé : 9 ans
DUREE |
97 minutes |
MONTAGE |
L'introduction se situe quelques années avant l'intrigue principale du film. Une ellipse nous fera, après quelques minutes de film, franchir le temps à travers la transformation de la chambre de Tiana.
Les scènes se suivent rapidement, avec beaucoup de lieux différents, de rythme. On suit plusieurs personnages, avec des échanges d'apparence qui complexifient encore l'histoire pour les plus jeunes.
Le style graphique va changer le temps d'une chanson où l'héroïne imagine son avenir. |
MESSAGE |
Besoin d'avoir un futur, de pouvoir se projeter dans quelque chose (on aura ici l'achétype de la femme qui cherche son prince charmant et celle qui cherche à faire carrière).
De nombreux messages autour du travail : Le succès dépend de soi, il faut faire de son mieux pour avoir sa place au soleil. Ce n'est pas bon de vouloir passer son temps à travailler, d'avoir deux ou trois emplois, tout ça pour gagner des sous... et à l'opposé ce n'est pas bon de ne rien faire. La cuisine ce n'est pas qu'une affaire de femmes et le prince doit mettre la main à la pâte.
De nombreux messages autour de l'amour : Il ne faut jamais perdre de vue ce qui est vraiement important, et c'est la famille, l'amour. Deux personnes qui ne s'apprécient pas au premier abord, car trop différents peuvent se découvir des affinités. Le couple peut arrondir les angles de chaque conjoint. Ici l'homme fêtard, cavaleur et inactif va pourvoir changer, et la femme qui était obligée de travailler comme deux pour assurer ses rêves, va pouvoir se lâcher un peu et compter sur son mari. Et quand on meurt on peut être avec son amoureuse.
Et en vrac : On nous fait découvrir qu'il existe des gens riches et des gens pauvres. Et qu'il est possible d'être proche de l'amitié même en vivant dans deux monde différents. - Ce n'est pas bon de trop gâter son enfant, elle peut finir blonde et insupportable (une des problématiques d'une famille monoparentale). - Les gentils s'entraident et font partie de communauté, ils ont de l'amour autour d'eux. - L'appât du gain ne nous amène que des problèmes. - mise en avant d'une musique de Jazz - On peut devenir méchant parce qu' on a été un serviteur opprimé. - Quand on utilise le mal, on es redevable et on doit ensuite le payer.
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SCENES DIFFICILES |
L'univers vaudou est introduit par le méchant. Son appartement rempli de choses inquiétantes, ses tours sont maléfiques (bien angoissant dans une chanson où il sera affublé d'un maquillages de mort). Et il va mourir d'une façon tragique (entrainé dans la bouche d'un masque géant). Les sbires du Dr. Facilier, les ombres monstres envoyées pour capturer les grenouilles sont particulièrement effrayantes. Leur manière de se déplacer, leurs cris, gémissements, ...
Le Bayou (sorte de grand marais) peut apparaître sombre et peu acceuillant. Le moment stressant, avec les attaque des aligators, gueule pleine de dents en premier plan, beaucoup d'agitation.
Tristesse : le sentiment de rejet que peut sentir Tiana. Quand on a un projet, pas facile d'être confrontée à des personne qui n'ont pas confiance, comme le cuisinier qui se moque d'elle ou les vendeurs qui ne veulent pas lui faire crédit. - La méchante vérité assénée à la luciole, celle qu'il aime est une étoile.
La mort de Ray, la sympathique luciole, écrasée par le méchant de l'histoire (on entend bien le bruit). On espère la résurrection jusqu'à la fin, mais non, il est vraiment mort.
Effet de peur soudaine : Un poisson surgit quand on ne s'y attend pas dans le Bayou. Une ombre s'empare d'une grenouille.
Une scène comique avec des personnes de niveau social très modeste qui finissent par se taper et tirer dessus. Assez pathétique, ils sont méchants, donc laids, bêtes (on repère bien un handicapé mental et même un handicapé physique... bonjours les amalgames...).
Le père de Tiana, présent au début de l'histoire n'est plus là après l'ellipse. On peut comprendre à travers un portrait qu'il est mort à la guerre, peu d'informations là autour. |
VOCABULAIRE |
Classique. Beaucoup de chansons, avec parfois des informations qui pourront être compliquées à comprendre quand on écoute en même temps la musique |
Commentaires : Difficile de faire ressortir une critique des classes, il y a les riches et les pauvres, c'est un fait. L'argent est nécessaire pour réaliser ses projets. Dans le monde magique de Disney, peu de références à la ségrégation que les Noirs subissaient à l'époque. On peut repérer que les Blancs ont l'air plus riches, mais il n'y a pas de contestation apparente. Au contraire, on travaillera dur pour avoir leur argent. Une demoiselle noire va se trouver un prince charmant noir, faut pas mélanger les couleurs... Les mises à l'écart de l'alligator Louis qui se fait rejeter (puis finalement accepter) dans les groupes de musique est encore la métaphore qui se rapproche le plus d'une critique de la ségrégation (faut quand même reconnaître qu'il est bon pour jouer de la trompette).
Beaucoup de scènes autour de la relation entre les sexes. Avec l'image du prince dragueur qui était parti au départ pour se trouver une fille riche à épouser, qui est surtout sur la terre pour s'amuser, qui apprécie autant les rouquines que les brunettes. Une de perdues, dix de retrouvées... L'ambiance est assez drague.
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