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LE ROI LION

Sans dégâts dès : 5 ans - Âge conseillé : 6 ans

DUREE
89 minutes
MONTAGE

Film d'animation de 1994. Temporalité linéaire, mais avec des pauses en chanson qui n'on plus rien a voir avec le temps. Ellipse quand le lionceau devient jeune adulte en quelques pas.

MESSAGE
Respect des territoires et émancipation de l'enfant. Cyle de la vie (oedipe, intégration de l'image du père.) Message écologique (ne détruisons pas notre environnement comme les hyènes). Culpabilité et désir de réparation.
SCENES DIFFICILES

Les méchants: l'oncle Scar, amer, hypocrite, horrible représentation de l'adulte malsain proche de l'enfant; les hyènes à déconseiller aux plus jeunes ou sensibles.

Mort du père et culpabilisation du lionceau.

Il y a des endroits pas agréables, le monde des hyènes, le cimetierre des éléphants, le désert brûlant...

De nombreuses scènes de combat.

VOCABULAIRE
Classique mais avec de l'humour pétomane parfois.

Commentaires : Nala a une place de lionne qui domine la relation. La mère est presque inexistante et pas protectrice. Beau film, bien complexe et initiatique, vous trouverez beaucoup d'informations sur son contenu sur internet. Peu de critiques, c'est un film adulé... il existe une suite.

Ce que disent les autres: Extraits de "IDEOLOGIE, ESPACE ET MEDIATION CHEZ DISNEY Analyse sémiopragmatique du film Le Roi lion" Pierre Barrette. Cahiers du Gerse n°6. Université du Québec "Le récit du Roi lion se présente sous la forme d’un conte canonique, qui construit pour le héros – et par le fait mêm pour le jeune spectateur qui s’y identifie – un trajet où s’organise peu à peu, d’une manière éminemment spatiale, le sens de l’expérience humaine; jeté dans le monde et confronté à subir la culpabilité (toute œdipienne) d’avoir causé sans le vouloir la mort de son père, il est forcé à un exil hors de la famille où il devra trouver son identité, sa place, et affirmer pour lui-même un ensemble de valeurs qui lui permettront de reconquérir son trône. (...)

le trajet effectué par Simba est assimilable, du point de vue de l’enfant-spectateur, à une projection de sa volonté d’affirmer son identité au sein du cercle familial et dans le monde. En tant que récit d’initiation, c’est le drame de la séparation qui se joue ici au niveau le plus fondamental (assorti d’une multitude d’autres drames secondaires) – une situation aux résonances multiples pour le spectateur-enfant confronté dans sa propre vie à la peur d’être abandonné de ses parents – avec, à la clé, un modèle comportemental et un système de valeurs adaptés. Le récit du Roi lion fournit donc en quelque sorte une réponse aux angoisses du jeune spectateur.

Critique : les attributions en fonction du sexe (femelles soumises, passives, râleuses; mâles dominants, courageux, proactifs) - les références à la race (une hiérarchie très forte est établie selon la race d’appartenance des animaux, une hiérarchie naturalisée grâce à tout un discours pseudo-écologique sur le « grand cercle de la vie ») - la présentation contrastée de divers modèles politiques (légitimité de droit naturel versus légitimité démocratique, la seconde étant fortement associée dans le film aux mouvements révolutionnaires et au communisme autocratique)." Accesible sur internet ici, et le document PDF, téléchargeable Ici

Extrait de "Psychanalyse des dessins animé" de Geneviève Djénati. "Contenu latent : le Roi Lion contient tous les symboles du complexe d'Oedipe chez le garçon, le père fort et puissant, idéalisé, la mère affectueuse, le souhait de mort du père déplacé sur l'oncle Scar et la rivalité fraternelle, l'éloignement puis le retour, avec le dépassement de la culpabilité. Ainsi l'inscription dans l'ordre des générations est-elle possible en donnant naissance à une descendance. Le père est présenté comme porteur de la loi et comme initiateur. L'échange avec son fils passe par la parole et sa sagesse est figurée par la présence du vieux singe. - Notre avis : Ce dessin animé est assez proche de celui de Bambi dans sa façon d'aborder le déroulement de la vie. Cependant, il en diffère par la nature bien plus violente des animaux, la transmission qui est faite, essentiellement par le père, et la confrontation du bien et du mal. La culpabilité, l'ambivalence amour/haine, la rivalité, sont des préoccupations qui concernent des spectateurs plus matures que ceux de Bambi."