Voyage initiatique : une fille qui a toujours été dans le giron de ses parents, nonchalante, va se transformer et retrouver sa joie de vivre. Elle entre dans le monde du travail, fatigue, argent, amour. La question de savoir qui on est, de ne pas disparaître au profit d'une communauté.
Critique de la surconsommation, avec des parents qui se transforment en cochons à force de manger, ils se servent sans rien demander juste parce qu'ils ont une carte de crédit. Le sans-visage croit pouvoir tout acheter, son or pour l'attention des serviteurs, mais pas l'amour...
Un film qui n'est pas manichéen. Il n'y a pas de méchants ou de gentils, on peut montrer de l'agressivité en fonction d'un événement qui nous pose problème. On nous montre les différents personnages dans différents états et dans un environnement qui fait ce qu'ils sont.
Ecologie : un faux esprit putride se révèle être l'esprit d'une grande rivière qui était polluée par des déchets humains. Importance de la nature, et même les rivières ont leur conscience.
L'enfant-roi : la sorcière Yubâba veut gagner toujours plus pour satisfaire son enfant, qui devient ainsi un des moteurs de l'économie (problème très actuel...).
Importance de se battre pour ceux que l'on aime. Se battre pour aider ses parents ou celui dont on est tombé amoureuse. Altruisme, bonté, simplicité. Courage.
Critique du monde du travail avec les patrons, les cadres avides d'argent et qui exploitent la main-d'oeuvre.
Culture japonaise, avec une expression de ce que pouvait être le Japon autrefois, avec certains bâtiments, les bains, les mythes et croyances, les entités...